Lettre d'information #1 - Jeudi 15 juillet 2004.

Edito - les brochettes Ikea

Bonjour à tous,

Voici donc la première lettre d'information faldienne. Et mon premier coup de g...

A la maison, ma femme et moi nous partageons les tâches ménagères.
Par exemple, elle décide du menu du repas du soir et je le prépare.
Et ce soir, elle a décidé que ce serait des brochettes de mini-boudins. "Miam ! Des brochettes de mini-boudins !" me dis-je à moi-même ! Il faut savoir que les brochettes de mini-boudins comptent, avec le Cointreau, les tomates cerises, les rolmops et les disques de Michel Farinet, parmi mes péchés mignons.

L'heure de préparer le repas arrivée, et excité par cette perspective gourmande, je sors les ingrédients du frigo. Et là, je tombe des nues...

Je savais déjà qu'il était loin le temps où je me rendais au rayon boucherie de ma grande surface préférée (et surtout la plus proche de chez moi) pour discuter de la pluie et du beau temps entre la commande d'une tranche de pâté Clermont et le jambonneau déjà cuit qui sera parfait avec une choucroute. Je m'étais fait une raison: le vieux boucher, trente ans de métier, qui maniait avec une dextérité inouïe la trancheuse à saucisson et vous faisait une démonstration live de découpe bovine à vous faire pleurer d'émotion, c'était fini. Le progrès est passé par là et ce sont maintenant des frigos qui vous accueillent avec des tranches de pâté Clermont sous film protecteur. La découpe bovine se fait derrière les hublots au-dessus des frigos, et je n'en suis même pas certain. Plus de voix faussement gênée pour vous dire "y'a un peu plus, je vous le mets ?", plus de regard souriant qui demande au fiston "tu veux une tranche de boudin mon bout'chou ?".
Mais bon, même si on n'oublie rien, on s'habitue et je m'étais habitué... jusqu'à ce soir où j'ai touché le fond. Sous le film protecteur étiqueté "brochettes de mini-boudins", il y avait des mini-boudins et des bâtonnets... séparés. Si vous voulez vos brochettes, faites-les vous-même ! Comme un meuble Ikéa, il ne manquait plus que le plan! Les amoureux du progrès vous diront que c'est une bonne idée et que, de toutes façons, la première chose que l'on fait quand on mange une brochette, c'est retirer les morceaux du bâton. Je trouve cela pourtant dommage... et inquiétant. Je suis certain que, dans deux ans, il y aura d'un côté, des bacs avec de la farce, de l'autre un distributeur de boyaux et, au milieu, une machine à remplir les boudins avec un écriteau "préparez vos boudins vous-mêmes !". Je n'ose même pas imaginer dans 5 ans.

En tout cas, moi, ça m'a fait réfléchir, et c'est décidé: à partir d'aujourd'hui, je vous livrerai les gags de Faldo en kits: images, couleurs, page de fond, le tout sera fourni séparément et à vous de vous débrouiller et de coller le tout si vous voulez votre gag. Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous comme disait l'autre.

Mais non, je rigole, quoique...

Dany

L'info Faldo

Le scénario du gag 52 est terminé. Je vous le livre.

Pour les curieux qui se demanderaient de quoi ça parle, je livrerai deux indices:
- Fantasio
- http://www.sharedsite.com/hlm-de-renaud, aller sur le bar-
tabac et rechercher mon portrait.

Si vous pensez avoir compris le gag, faites-le moi savoir :) Sinon, il vous faudra un peu de patience.

La découverte

Plutôt une confirmation: le DVD "Marcel Superstar" est sorti et il est fa-bu-leux !

"Marcel Superstar". Kesako ?
Il s'agit d'un reportage RTBF/ARTE réalisé avec talent par Olivier Monssens. Ce reportage raconte l'histoire incroyable mais authentique de deux habitants de Mouscron (petite ville belge proche de Lille) vers la fin des années 70 et le début des années 80 :

- Marcel De Keukeleire: ancien accordéoniste de bals que tout prédestinait à la reprise de la boucherie familiale mais qui a préféré se lancer dans le commerce des disques à Mouscron. A l'arrière du magasin de disques, un espace aménagé lui servait pour gérer son activité parallèle : une petite société d'édition musicale qu'il avait créée.

- Jean Van Loo. Ancien maître nageur de Mouscron attiré par tout ce qui touche au spectacle. Dans ce but, il avait créé une petite agence artistique où il gérait les intérêts de groupes débutants qu'il plaçait dans les bals et les bars.

Marcel De Keukeleire, en plus d'un redoutable sens de l'organisation, avait un talent inné et inouï pour sentir le potentiel commercial d'une mélodie. Il flairait le 'tube', c'était un don.

Jean Van Loo, via ses activités et sa discothèque, savait comment arranger une mélodie pour qu'elle soit dans la couleur musicale du moment et plaise ainsi au plus grand nombre.

Ils étaient donc très complémentaires et se sont tout naturellement associés. Le succès fut immédiat et des dizaines... de millions de disques ont ainsi été produits, du groupe « Crazy Horse » à la « Danse des canards » en passant par « Brasilia Carnaval » et « Born to be Alive ».

C'est cette histoire authentique à côté de laquelle « Forrest Gump » passerait pour « Alexandre le bienheureux » que se propose de relater ce DVD.

En plus d'une multitude de surprises, le DVD va crescendo dans l'incroyable mais vrai. Les survivants de cette époque racontent l'histoire activement et passionnément. Après dix visions, on découvre encore de nouvelles subtilités, de nouveaux degrés dans l'humour. Justement, l'humour est omniprésent mais jamais méchant. Le tout est bâti autour d'une alternance entre interviews et archives de l'époque dans un ensemble parfait et souvent pertinent.

Bref, du tout bon, une magnifique aventure humaine qu'il faut absolument voir et qui est en vente dans tous les bons magasins de DVD.

Note : il semble que le succès du reportage soit tel qu'un film se basant sur cette histoire est en cours de scénarisation.

Sur ce, je vous laisse, je commence le crayonné du gag Faldo.

A la prochaine !

Dany